Tales of the city - 1


C'était à New York. Au mois de juillet 2004. Mon premier voyage dans cette ville.


Je venais rendre visite à Guillaume pour quelques jours. Guillaume, c'est un pote de promo, avec qui j'ai fait les pires conneries. Nous étions colocataire à Paris le temps de nos études. Il se tapait pas mal de nanas, et moi pas mal de mecs. On s'est bien amusé pendant ses trois années.

Guillaume, c'est un beau mec. Grand, châtain, puissant, le corps dessiné. Belle mâchoire carrée, l'oeil vif, beau sourire. Très beau sourire.
Il est parti depuis un an aux États-Unis et bosse aujourd'hui dans une boîte de marketing.


Le voyage s'est bien passé. Il m'attend à l'aéroport. L'accolade est très chaleureuse, nous sommes très heureux de nous retrouver.
Premier constat : il est toujours aussi canon. Il porte une chemise en lin, laissant apparaître quelques poils bruns sur le haut du torse, et un jean lui dessinant un magnifique cul.
Nous prenons un taxi jusqu'à son appart. Je découvre son quartier, vivant, énergique, baigné de soleil. Nous montons jusqu'au deuxième étage et pénétrons dans l'appartement.

Je me pose et souffle un peu. Guillaume me dit qu'il a plein d'endroits à me faire visiter, des restos, des boîtes, des musées, bref on va bouger tous les soirs.
- "J'ai pris une p'tite semaine de vacances pour qu'on en profite bien tous les deux"
- "Très bien, j'ai bien envie de m'éclater cette semaine"

Il me fait visiter son appart. Je découvre les photos de Johana, sa nouvelle amie dont il m'avait parlé il y a quelques semaines. Ils viennent de s'installer ensemble dans cet endroit très sympa vers Times Square, qu'ils sont en train de retaper.
Guillaume m'expose les projets d'aménagements de l'appartement, de la couleur des peintures de la chambre jusqu'à celle du salon, me montre la mosaïque de leur salle de bains, le parquet...
Je le félicite et l'assure que ces travaux peuvent donner quelque chose de très sympa.

La chaleur de l'appartement nous rend complètement amorphes.
Il me propose une bière. J'accepte. On se pose sur le canapé.
- "Tu m'excuseras, mais j'ai chaud", dit-il, tout en se retirant dans la salle de bains.

Il revient
pieds nus, le torse dénudé, vêtu d'un léger caleçon. Il déambule dans le studio, sa bière à la main. J'aperçois un torse légèrement poilu, masquant très légèrement des abdos entretenus. Je l'ai vu des milliers de fois dans cette tenue, mais à chaque fois, elle me procure la même délicate réaction.

- "Au fait, où est Johana ?"
- "Ah oui, Johana ne sera pas là cette semaine. Elle m'a dit qu'elle regrettait de ne pas pouvoir te rencontrer. Elle est partie voir ses parents"
- "Ah merde c'est con, j'aurais bien aimé voir à quoi elle ressemble"
- "Ouais ben tu la verras sûrement une autre fois"
Il me parle d'elle. J'observe l'endroit, j'essaie de déceler la touche féminine de la déco pour me faire une petite idée de son amie.
- "Axen, je veux que tu fasses comme chez toi, on est que tous les deux ici, comme à Paris, mets toi à l'aise"
- "T'inquiètes pas mon pote. Je vais pas attendre que tu le me proposes."

Il revient vers moi et s'allonge sur le canapé, en posant tranquillement ses jambes sur les miennes. Trop claqué par le voyage et par cette bière qui commence à me tourner la tête, je ne manifeste aucune réaction.
En revanche, je ne peux m'empêcher de le mater. J'aperçois la forme de son sexe à travers le tissu, tellement le caleçon, trop vieux et trop court, est bien rempli. Ses cuisses sont belles, musclées et bronzées. Ce mec est bâti comme un dieu.
Il commence à me raconter comment il a rencontré Johana, comment ils ont galéré pour trouvé cet appart. Il me parle également de son boulot, de ses potes qu'il a rencontrés ici. Bref, une discussion entre deux bons amis qui ne se sont pas vus depuis longtemps.
Il fait chaud, je déboutonne ma chemise. Je ferme les yeux. Il baille.

Je frôle l'endormissement. Je cale ma tête sur le haut du canapé. Et nous nous endormons une bonne heure dans cette position.

A mon réveil, Guillaume m'offre un magnifique sourire, les bras derrière la tête. Je me rends compte que ma main touche un morceau de peau qui n'est pas à moi... pendant cette courte sieste, elle est venue se glisser dans le creux de ses cuisses, très proche de son entrejambe.
Je la retire rapidement, gêné, et je sens son regard me fixer :

- "Excuse moi !"
- "Pas de soucis. Coquin va !"

Il est 20 heures. Il me propose de me faire visiter le quartier.
- "On se fait un p'tit apéro pépère puis on va grignoter un truc chez un italien, ça te va ?"
- "Impec, j'te suis"
Je m'active, déballe les affaires de mon sac. L'appart est un open space, il n'existe donc aucun espace pour s'isoler, je finis par me désapper devant lui.
Il me regarde des pieds à la tête, me lance encore un sourire et part se changer.

On revient 4 heures plus tard. Complètement murgés.

- "Bon ben t'as vu Axen, y'a qu'un lit ici... si ça t'ennuies pas"
- "Tu m'étonnes que ça m'ennuit pas"
- "Hein ?!! Qu'est-ce t'as dit ?"
- "Non rien, mais tant que tu me tripotes pas ça va..."
- "Ouais ben me tente pas trop quand même..."

Il déplie le canapé lit. Il se fout en caleçon et va prendre deux bières, m'en tend une et plonge sur le lit.
Je m'allonge à côté de lui, et je ne peux pas m'empêcher une fois de plus de regarder ce corps splendide.
Et on repart dans des discussions interminables sur Bush, sur les nanas, sur mes aventures amoureuses, mon boulot...
Il s'est tourné vers moi, une jambe tendue et l'autre repliée. Son caleçon est serré contre ses cuisses. Une de ses couilles pointent le nez en dehors du sous-vêtement, qu'il tripote de temps en temps.

3h. Il se lève, débarrasse les cadavres de bières et part se réfugier dans la salle de bains. Une fois revenu, je le remplace et reviens me coucher.
Il est déja installé et me dit :

- "ça t'ennuies si on dort que sur le matelas, je crève de chaud, j'ai enlevé le drap"
- "Non non t'as raison, au contraire".
Je m'affale. Ma tête creuse l'oreiller. J'essaye de trouver ma place, lui est sur le dos. Il se relève, tombe le caleçon et éteint la lumière.
- "Bonne nuit Axen"
- "Bonne nuit"
...
- "J'suis content que tu sois là"
- "
Merci. J'aurais refusé l'invitation pour rien au monde !"
Je sens un p'tit baiser humide sur mon front.

La nuit est fraîche, je cherche à remonter le drap. Guillaume m'a devancé et les draps sont situés de son côté. Je tâtonne et tombe sur son bas ventre. Mes doigts n'osent plus bouger.
Je
survole les poils de son torse. Ma paume glisse lentement vers son sexe. Je saisie le drap et replonge dans mon sommeil.

Au matin, Guillaume est déjà debout, en train de faire le café, une serviette autour de sa taille, les cheveux mouillés. Il me sourit quand je m'aperçois que le drap est à mes pieds.
Il rit. Son regard fixe mon sexe au mieux de sa forme.
Il s'approche et me sert un café.
- "Putain y'a du matos là dessous on dirait"
- "Ben t'as jamais fait attention"
- "Non, pas jusqu'à aujourd'hui. Bon, allez debout Axen, dépêche toi, nous avons un long programme aujourd'hui. Je vais t'user, tu vas en baver, tu seras en carpette ce soir!!"
- "Eh bé, ça promet". Et je file prendre ma douche.


à suivre...



Article ajouté le 2007-04-26 , consulté 1142 fois

Commentaires


martin le 27/04/2007 à 00:03:41
Bon, c'est un peu cousu de fil blanc ton histoire, mais c'est toujours agréable (et plus que ça) à lire. J'espère que tout est véridique au moins!
ororuK le 27/04/2007 à 00:52:16
C'est trop mignon, jaime baeuocoup. :)
Lambert le 27/04/2007 à 09:15:25
Houuu...
Je ne sais pas si c'est vraiment autobiographique, mais c'est chaud, juste ce qui faut. Tu fais bien monter la sauce (à défaut du suspense... Mais que va-t'il bien pouvoir se passer ??? je vous le demande!).
Bref, on attend la suite!
PS: Toi qui voulais changer de taff, tu devrais peut-être te lancer dans le scénar' coquin (ou le téléphone rose)?
So Long le 27/04/2007 à 10:21:34
Pfffff.... Johana pas là, ça va manquer de présence féminine je le sens.
Oui je suis qu'une sale hétéro je sais... ;)
Gyom le 27/04/2007 à 14:28:02
Du touche-pipi avec un Guillaume à New york ?...
Ah bah bravo !!!
tto le 27/04/2007 à 14:34:32
C'éti pas mignon tout ça ... Deux amis d'enfance comme ça dont, effectivement, on se demande bien ce qu'ils vont finir par faire à force de se reluquer et de s'effleurer. Ah la la, la température monte (et pas qu'elle).
Euh, c'est en combien d'épisodes ??

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