
Tales of the city - 4
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C'est sous une petite pluie fine et des nuages noirs que nous arrivons à Ellis Island. Les gouttes d'eau ont ravivé le vert printanier des arbres et de l'herbe. Peu de visiteurs, beaucoup de vendeurs de cartes, de souvenirs quelconques et de statues miniatures. Cette grande dame de fer ne vaut franchement pas le détour, si bien que nous visitons le musée de l'immigration situé à ses côtés. En sortant, le décor s'est totalement modifié. Des rayons tentent de percer les nuages blancs, et à certains endroits, la lumière jaillit par intermittence et fait briller la surface de l'eau en lui donnant une robe noire argentée.
Guillaume et moi décidons d'arpenter les environs. En nous éloignant, je découvre des rues jalonnées d'arbres et d'immeubles en grès foncé, les façades rafraîchies, avec des terrasses surélevées à la décoration fleurie, des portails en fer forgé et de grandes bow-windows. Des enfants font leur apparition, balle aux pieds, criant et riant. Nous passons devant une église annonçant une messe en créole, puis devant une épicerie italienne où d'innombrables pancartes rappellent que le mercredi est le jour de livraison de la mozarella fraîche. Le quartier est splendide. Nous n'arrêtons pas de discuter d'architecture, il me fait visiter des tonnes de maisons de ville typiques, pour la plupart anciennes et imposantes, isolées de la rue par des parcelles de pelouse.
Il est 18h. Guillaume souhaite absolument me faire découvrir un drugstore situés à deux pas d'ici, où les muffins à la myrtille sont excellents. L'endroit est très sympa, on a l'impression de ne pas avoir quitté l'Amérique des années 60 : canapés en skaï rouge et blanc, énormes ventilos suspendus au plafond, juke-box, néons rouges et jaunes et serveuses en tablier blanc. Les muffins sont à tomber par terre. C'est le moment choisi par Guillaume pour me faire part de sa surprise. Il sort de sa veste une enveloppe et me la tend. Je le regarde, surpris. - "Ben ouvre !" - "C'est un billet retour pour Paris, c'est ça !!!" - "Pff, t'es con, si tu pouvais rester encore un mois de plus ça serait le pied. Allez, ouvre !!" Je décachette l'enveloppe et en retire deux places pour la comédie musicale Hair. Je reste bloqué. - "C'est quand ?" - "Ce soir, à 21h, à Broadway" - "Tu sais que j'adore ce spectacle..." - "Ben oui, il est con !! C'est bien pour ça qu'on y va ce soir !" J'ai envie de lui rouler une énorme pelle. Il lance, l'air coquin : - "Tu penses à quoi Axen ?" - "J'ai envie de te violer..." - "Arrête tu vas me faire bander. Bon allez, on se sauve". Le juke-box lance Killer Queen. Nous partons. Avant de rejoindre Broadway, nous passons par Prospect Park, contemplant le coucher de soleil sur Manhattan. Certains endroits ont l'air sauvages, désertés, comme si personne n'y avait mis les pieds pendant des années. - "J'aime bien m'aventurer ici, c'est un endroit où la ville est invisible". - "Sortez les violons !" Cette réplique me vaut une petite claque derrière la tête. La promenade à travers les bois se fait les mains dans les poches, les yeux rivés sur les arbres et vers le toit du ciel. Il ajoute : - "Il n'y a vraiment personne ici..." - "Ouais... je te vois venir toi" Je lui prends la main, nous sortons du sentier et je le plaque contre un chêne. - "C'est donc ici que tu me violes ?" Ses jambes sont légèrement écartées, je me fraie un passage et vient me coller contre lui. Mes mains sont venues serrer ses hanches, j'approche mon visage du sien, nos lèvres s'ouvrent et nos langues glissent l'une contre l'autre. Ce baiser est long et humide. Je déboutonne le premier raccord de sa chemise, puis le deuxième, j'embrasse cette partie de peau située entre les deux pectoraux. Guillaume glisse une main dans mes cheveux. J'ouvre suffisamment cette chemise pour m'aventurer vers son téton, que je mordille adroitement. Il est relativement réactif à mes pincements. Mes mains descendent vers le haut de son jean. Je dénoue le premier bouton et plonge ma main dans son caleçon. - "Fais attention, tu vas te brûler les doigts !" Son sexe est plaqué contre sa cuisse. Un liquide humidifie le bout de son gland. Je l'étale, mes doigts glissent plus facilement. Je baisse son pantalon jusqu'aux genoux. Je lèche ses bourses à travers son boxer, qui dessine merveilleusement le contour de son sexe. Je remonte jusqu'à la base de sa lance, mes lèvres tentent d'encercler ce chibre volumineux mais n'y parviennent pas. Je fais tomber le dernier morceau de tissu, sa bite se relève subitement et vient cogner son bas ventre. J'entame de longs vas et vient, les deux paumes chaudes de Guillaume viennent se caler contre ma nuque. Il me regarde avaler goulument son sexe et ne peut dissimuler son plaisir. Je remonte de temps à temps pour sucer ses tétons, pendant que mes mains continuent de le branler lentement. - "J'ai envie de te prendre Axen" Pour seule réponse, je reprends ma succion, en léchant alternativement ses bourses et son gland complètement humide. Ses mains derrière ma tête accompagnent mes glissades. Je le branle tout en inspirant l'extrémité de son sexe. Il est tout dur, complètement gonflé. - "Je vais jouir Axen, je vais jouir, fait gaffe" Ses mains serrent mes cheveux. Il crache trois longs jets chauds sur mes joues. Je ne résiste pas à laper les dernières gouttes de son sperme qui recouvrent son gland et coulent le long de son sexe. Sa main passe sous mon menton et me relève jusqu'à lui. Sa langue force le passage de ma bouche, puis vient lécher le liquide blanc sur mon visage. - "Je n'avais jamais goûté mon propre sperme" - "Alors, ton impression ?" - "C'est sucré !" Il m'enlace, m'essuie le visage, me dit qu'il n'a jamais connu des pipes aussi bonnes. Après quelques baisers, et quelques minutes de silence, il s'écrie : - "AXEN ! Merde, t'as vu l'heure !"
Nous sommes complètement en retard. Nous courons jusqu'à la première bouche de métro. Le trajet est rapide. Nous arrivons dix minutes avant la levée du rideau. Guillaume tend les billets à une vieille femme assise derrière une guérite vitrée. Une ouvreuse nous conduit à nos places, nous souhaite un agréable spectacle tout en tendant la main. La salle plonge dans l'obscurité. Je sens sa main caresser mon entrejambe et glisser lentement vers mon genou. La lumière jaillit du devant de scène. Sa bouche est à quelques centimètres de la mienne. - "Trop tard" sort-il, en piquant un fard. Il se cale dans son siège et me sert la main. - "Enjoy Axen !", ajoute-t-il, les joues écarlates. Les premières notes d'Aquarius résonnent dans le théâtre. J'assiste à un spectacle hallucinant, pendant plus de deux heures. Du pur bonheur.
La nuit est chaude et le ciel étincelant. Nous remontons les rues désertes jusqu'aux belles maisons de maître et arrivons au pied de son immeuble. Je chante des airs de la comédie en imitant une grosse voix de Black et en tapant des pieds dans l'ascenseur qui nous conduit à notre étage. Il me regarde en secouant la tête, un large sourire au milieu du visage. Guillaume me précède. Il pénètre dans l'appartement, attend que je passe le seuil et une fois entré, me pousse contre la porte. Nous sommes complètement dans le noir.
- "À mon tour maintenant" Il plonge sa tête dans mon cou, me mordille les angles de la mâchoire, me suce les lobes de l'oreille. Deux-trois petits gémissements s'échappent de ma bouche. Sa main large et puissante vient tâter mon paquet qu'il soupèse tout en m'embrassant. Il me désape complètement, si bien que je me retrouve complètement à poil à peine cinq minutes après que je sois entré dans les lieux. Il me retourne et me plaque contre la porte en acier froid. J'exulte. Je suis entièrement sous son emprise. Ses mains me caressent le dos et me saisissent les fesses. Il les écarte et fourre sa langue. Elle me pénètre, ses lèvres épousent la forme de mon anus et l'aspire. Je tape du poing contre la porte. - "On dirait que t'es prêt à ce que j'entends" - "Prêt à ?" Il me retourne, je suis face à lui. Sa chemise est ouverte. Sa peau est contre ma peau. Il porte la main à sa bouche et s'enduit le sexe de salive. Il passe ses bras sous mes cuisses, me soulève, et pointe son sexe à l'entrée de mon cul. Je sens son gland chaud contre mon anus. Sa feuille de rose m'a déjà humidifié les parois si bien qu'il entre sans aucun problème. En deux aller-retour, son bas ventre est complètement plaqué contre mes bourses, et je ressens ce membre dur tout au fond de moi. Il reste quelques secondes sans exécuter de mouvement. Puis d'un coup, Guillaume se déchaîne, ses glissades sont très rapides, sa tête est contre mon thorax, son souffle est haletant. Il me pénètre à une vitesse hallucinante, ses bras son tendus par l'effort, je lui caresse les biceps et je finis par m'agripper à ses épaules. C'est l'extase. Ses coups de reins durent dix bonnes minutes. Il ralentit, et reprend son rythme enflammé. - "C'est trop bon Axen, trop bon..." Les coups qu'il m'assène me font rapidement jouir. Une quantité impressionnante de sperme sort de mon sexe. Il se répand sur nos torses. Il continue de me pénétrer, j'apprécie les soubresauts et les frémissements le long de ma colonne vertébrale. - "Axen t'es tout contracté, tu me serres la bite, je vais jouir, putain je vais jouir" Un liquide chaud s'épand et me remplit les fesses. Il gémit à chaque jet. Fébrile, Guillaume me repose à terre, la tête calée au creux de mon cou.
On entend soudainement un raclement de gorge, puis une voix d'homme. - "Hum... sorry ?" La lumière s'allume. Guillaume se retourne vers la silhouette et revient chercher mon regard. Empourpré, il parvient à articuler : - "Je te présente le frère de Johana"
Article ajouté le 2007-05-18 , consulté 1331 foisCommentairesChristophe le 18/05/2007 à 23:30:07
Toujours aussi bien écrit.Lire ça avant d'aller dormir cela promet de beaux rêves.Vite la suite.
So Long le 18/05/2007 à 23:39:00
Hair... je ne sais pas quoi dire... Je t'aime. Tu le fais exprès avoue !
Et j'aime beaucoup la chute. ;) - oui je sais je ne suis qu'une vile hétéro, féminine en plus !
Martin le 19/05/2007 à 11:51:31
Trop bien le petit frère, vous allez pouvoir l'acheter par des manoeuvres sexuelles... si c'est ça je ne crois plus du tout à ton histoire!
alexiane le 19/05/2007 à 13:54:46
Je t'en supplie n'attends pas trop longtemps pour écrire le 5 !
Lambert le 20/05/2007 à 17:28:12
Chaud!
A part ça, je vais jouer le chieur casse-couille et castrateur, mais, vous auriez-pas un tout petit peu oublié la capote dans le feu de l'action?
PAS BIIIEEEEEN!!
Loup Hideux le 20/05/2007 à 21:02:38
Lambert... Rentre ici tout de suite et laisse le frère de Johana tranquille !
Grenouille le 21/05/2007 à 02:13:35
'tain, si je râle toujours parce qu'il y a PinkTV en toile de fond chez Gauthier, c'est pas pour lire la même chose sur ton blog, rhoooo !
Mais bon ok c'est très bien écrit ^^
Poulette le 21/05/2007 à 10:22:19
Ah le coup du frère... ! Fort ! Très fort !
Va t il "rentrer" dans la danse ?
gay69 site : http://www.bloggay.com/blogs/gay69/ | le 15/10/2007 à 14:56:05
c est en étant sur le site de paulbi que je cévouvre ton blog
super ton histoire avec ton meilleur ami
l'épisode 5 et pour quand?
aimeras savoir la réaction du frère
ton meilleur ami tu ne le pensais pas si "bi"
@+ continue
gg le 20/10/2007 à 00:46:56
Salut salut...
Quelle écriture magnifique...Non ne rougis pas (tu as tu as .. tu connais la suite)j'ai adoré lire ton blog.
Vivement la suite.
GG
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